C’était plus sain avant
Quand le rire devient suspect
NOTE LIMINAIRE
Ce texte n’est pas un exercice de nostalgie.
Ce n’est pas “c’était mieux avant”, mais le simple constat que c’était plus humain.
Gamine des années 80, très sociable, je discutais avec tout le monde.
Le rire sonnait clair, la parole circulait simplement, et le naturel n’était pas une anomalie sociale.
Puis, au fil des années, les rapports humains se sont compliqués.
Aujourd’hui, la joie dérange, la droiture inquiète, et la spontanéité déclenche les soupçons.
Voici ce que cela raconte de notre époque.
Entre-temps… que s’est-il passé ?
1. QUAND LE RIRE DEVIENT SUSPECT
Il y a quelque chose de révélateur dans une époque où un simple fou rire peut être interprété comme un signe d’ivresse, de drogue ou de malaise.
Non pas parce que le rire a changé, mais parce que le regard posé dessus s’est tordu.
Nous avons glissé dans une société où l’excès de sérieux est devenu la norme, où la spontanéité dérange, et où la joie est suspecte par défaut.
Autrefois, rire était un acte banal.
Aujourd’hui, c’est un événement à interpréter.
Duchesse, dans un monde où rire fait soupçonner la drogue :
« Il ne reste qu’une évidence :
ce ne sont pas les joyeux qui déraillent,
mais ceux que la joie dérange. »
— Griffes affûtées dans une patte de velours.
Qui aime rire sans protoxyde !
#LesMaximesDeDuchesse 🐾
2. C’ÉTAIT PLUS HUMAIN AVANT
Les années 80 et 90 n’étaient pas un paradis.
Elles n’avaient ni la douceur artificielle des réseaux, ni les conforts modernes.
Mais elles avaient quelque chose de plus rare, aujourd’hui presque disparu :
l’humain à portée de voix.
On parlait à ses voisins, on saluait les inconnus, on se faisait des amis en dix minutes sur un banc ou à la sortie d’école.
Les enfants vivaient dehors, libres, un peu sauvages, créatifs par nécessité.
On ne soupçonnait pas chaque geste, chaque mot, chaque rire.
On vivait simplement, sans se surveiller.
Ce n’était pas mieux.
C’était plus sain.
Parce que la confiance circulait.
Parce que le lien était immédiat.
Parce que la méfiance n’était pas la première langue parlée.
Duchesse regarde sa montre :
« Autrefois, la normalité n’avait pas besoin d’étiquette.
On vivait — et c’était suffisant. »
— Griffes affûtées dans une patte de velours.
Qui ne se laisse plus dominer par le temps qui passe !
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3. UNE SOCIÉTÉ QUI SE MÉFIE DE TOUT
Aujourd’hui, la méfiance est devenue un réflexe.
On s’observe, on se jauge, on se surveille.
Un rire dérange, un silence inquiète, une parole franche déstabilise.
Tout est interprété.
Tout est sous-texte.
Tout doit être décodé.
Nous avons troqué l’humain direct contre une prudence permanente.
Chaque interaction ressemble à un protocole invisible, un contrat tacite où chacun avance masqué, de peur d’être mal perçu, mal compris ou mal classé.
Les réseaux ont accentué cette déformation :
on s’y montre plus qu’on ne s’y parle,
on s’y compare plus qu’on ne s’y rencontre,
on y like plus qu’on y vit.
Ce qui était spontané est devenu stratégique.
Ce qui était banal est devenu calculé.
Et ce qui était naturel est devenu… suspect.
Duchesse enfile son gilet pare-balles :
« Le monde moderne ne voit plus les intentions :
il voit des risques partout. »
— Griffes affûtées dans une patte de velours.
Qui aime le risque parce qu’elle en a vu d’autres, et pas des moindres !
#LesMaximesDeDuchesse 🐾
4. LE NATUREL SANS FILTRE : L’IMPRÉVISIBLE QUI FAIT PEUR
On dit souvent que “le naturel dérange”.
Ce n’est pas vrai.
Ce qui dérange aujourd’hui, c’est le naturel sans filtre, celui qui ne se conforme pas, celui qui ne s’excuse pas d’exister, celui qui ne se programme pas pour rassurer les autres.
La société moderne aime les comportements prévisibles :
sourires calibrés, émotions dosées, opinions tièdes, réactions attendues.
Un humain spontané devient une anomalie statistique.
Rire franchement ? Trop bruyant.
Dire non ? Trop abrupt.
Dire oui sans justification ? Suspect.
Changer de ton selon la situation ? Instable, forcément.
Ne pas jouer un rôle ? Menace.
Non pas une menace de violence,
mais une menace de liberté.
L’humain entier est devenu imprévisible, donc inquiétant.
Pas parce qu’il est dangereux,
mais parce qu’il échappe au contrôle social.
Duchesse n’a que faire si sa couronne est de travers :
« Celui qui reste vrai n’est pas imprévisible.
Il échappe simplement aux scénarios des autres. »
— Griffes affûtées dans une patte de velours.
Qui préfère déjouer les scénarios que jouer dans des rôles imposés !
#LesMaximesDeDuchesse 🐾
5. UNE ÉPOQUE QUI PRÉFÈRE LES MASQUES AUX VISAGES
Avec le temps, le monde s’est habitué aux comportements lissés.
Aux sourires automatiques.
Aux opinions aseptisées.
Aux émotions qui s’expriment uniquement quand elles sont socialement validées.
La société moderne ne veut plus des gens entiers :
elle veut des profils compatibles.
Il faut être agréable sans être franc,
présent sans être intense,
vivant sans être trop vivant.
Il faut tenir son rôle, suivre le script, ne pas déborder.
L’époque ne manque pas d’humains :
elle manque de visages.
Tout le monde porte une version approuvée de soi-même,
une projection, un filtre, un logiciel de convenance.
Le masque est devenu un mode de socialisation ;
le visage, un risque.
Le paradoxe est là :
on valorise l’authenticité…
à condition qu’elle soit prévisible, modérée, sans aspérités.
Une authenticité… domestiquée.
Duchesse incline la tête, l’air faussement innocent :
« On porte des masques comme on porte du maquillage :
quand on ne supporte plus son image dans le miroir. »
— Griffes affûtées dans une patte de velours.
Qui n’a jamais eu peur de se regarder en face !
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6. UNE ÉPOQUE QUI NE SAIT PLUS ÊTRE HEUREUSE
Le paradoxe est cruel :
jamais une société n’a disposé d’autant de confort,
et jamais elle n’a semblé aussi fragile.
Les gens sont saturés d’images, d’informations, d’opinions, de stimulations.
Le moindre silence les angoisse.
La moindre contrariété les renverse.
La moindre expression vraie les dérange.
On ne manque pas de plaisirs ;
on manque de colonne intérieure.
Alors le quotidien se remplit de faux-semblants :
on confond excitation et joie,
visibilité et existence,
connexions et liens,
réactions et sentiments.
Le bonheur véritable se perd dans ce brouillard :
il demande une présence que plus personne ne sait habiter.
Un ancrage que plus personne n’ose cultiver.
Une simplicité devenue presque subversive.
Nous vivons dans une époque qui revendique l’épanouissement,
mais qui ne sait plus le reconnaître,
encore moins le supporter.
Duchesse savoure un rayon de soleil :
« Le monde n’a pas perdu la joie :
il a perdu le courage d’être simple. »
— Griffes affûtées dans une patte de velours.
Qui se fiche de la météo, tant qu’elle n’est pas entravée dans sa journée !
#LesMaximesDeDuchesse 🐾
NOTE FINALE
Ce n’était pas mieux avant.
C’était plus humain.
Et c’est cela qui manque aujourd’hui : la simplicité d’être, la liberté de rire, la possibilité d’exister sans être soupçonné ou décodé.
On ne demande pas au monde de revenir en arrière.
On lui demande simplement de se souvenir que la santé d’une société se mesure à la qualité de ses liens, à la franchise de ses regards, et à la place qu’elle laisse au naturel.
Peut-être qu’en réapprenant à faire confiance,
en cessant de craindre ce qui vit,
en accueillant l’authenticité sans méfiance,
nous retrouverons ce que nous avons perdu sans bruit.
La joie n’a jamais disparu.
C’est nous qui avons cessé de lui faire de la place.
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