Duchesse, vulgaire ? Aujourd'hui, elle vous chante une comptine bien française
Le loup se cache dans les détails
Note Liminaire
Duchesse n’est pas vulgaire.
Elle est paillarde — ce qui n’a strictement rien à voir.
La paillardise, c’est l’art français du clin d’œil, du mot qui glisse entre les lignes, du sourire qui en dit long.
La vulgarité choque, la paillardise amuse… et dévoile ce que les adultes cachent sous leurs propres comptines.
Et comme souvent en France, c’est dans les chansons les plus sages qu’on cache les histoires les plus malignes.
I. Les formes sages cachent souvent les vérités les plus abruptes
Il y a quelque chose de profondément français dans cette incapacité chronique à distinguer le fond de la forme.
Un mot un peu trop cru, et tout le monde s’étrangle.
Une phrase trop directe, et les sourcils montent au plafond.
Mais derrière la porte fermée… tout le monde parle comme tout le monde, avec les mêmes éclats de langage qui vous pousseraient, vous, au banc des accusés de la bienséance.
C’est là qu’intervient Duchesse.
Le trait enfantin, la ligne douce, la patte de velours…
Et derrière, une lucidité que certains trouvent “vulgaire”.
Vulgaire ?
Ou dérangeante parce que vraie ?
Avant de vous offusquer d’un mot, regardez un peu ce que vous chantez aux enfants depuis trois siècles.
II. La France : un pays qui berce ses enfants avec cannibalisme, prédation et sous-entendus
On aime à croire que les comptines sont innocentes. Douces. Pures.
On oublie que le patrimoine populaire est un terrain miné de symboles, d’avertissements et de clins d’œil adultes.
Tout ce que nous considérons comme “pour enfants” aujourd’hui… n’a jamais vraiment été pour eux.
Quelques exemples très sérieux.
Ou très drôles, selon votre niveau de lucidité.
1. “Promenons-nous dans les bois…”
Un loup.
Une fillette.
Un jeu d’apparence légère… qui parle en réalité de prédation, de risque, de vigilance.
Une chanson de prévention pour les jeunes filles, rien de moins.
2. “Il était un petit navire”
Le goûter préféré des marins : le moussaillon tiré au sort.
Cannibalisme, famine, organe par organe.
Et ça finit en miracle, comme une pirouette pour faire passer la pilule.
3. “À la pêche aux moules”
Version édulcorée d’une chanson paillarde.
Allusion sexuelle transparente.
Tout le monde connaît l’air.
Beaucoup moins la signification.
La vérité, c’est que nos ancêtres n’ont jamais eu peur du double sens.
Ils disaient juste les choses autrement.
III. Colette Renard, ou l’art du sourire qui grince
Si vous voulez vraiment comprendre la mécanique française du “je dis tout mais avec un ton parfaitement poli”, il suffit d’écouter Colette Renard.
Prenez “Ah vous dirai-je maman”.
Une mélodie enfantine.
Une voix douce.
Et un texte…
Eh bien, disons qu’il ferait pâlir un censeur du CSA en trois secondes.
C’est le génie français :
la vulgarité emballée dans une douceur parfaite.
Une apparence pure, un fond pimenté.
La forme rassure.
Le fond dérange.
Mais ça passe.
IV. Duchesse appartient à cette tradition-là
Christine observe les contes, les symboles, les glissements culturels.
Elle voit que le vernis n’est jamais seulement un vernis.
Un rideau léger sur des vérités qu’on ne sait plus dire à voix haute.
Et Duchesse, elle, reprend fièrement ce flambeau-là — avec la grâce féline de celles qui n’ont jamais eu peur des doubles sens.
Elle assume ce que les autres camouflent.
Elle dit ce que les comptines disent depuis trois siècles :
la réalité, sans le masque du silence.
Alors vulgaire ?
Non.
Traditionnelle.
À l’ancienne.
Paillarde, mais surtout d’une élégance que les censeurs modernes ne comprennent plus.
V. La véritable vulgarité n’est pas où vous la cherchez
Ce qui choque aujourd’hui, ce ne sont pas les sous-entendus.
Ce n’est pas la lucidité.
Ce n’est pas le fond.
Ce sont les mots.
Juste les mots.
On vit dans un pays qui préfère être odieux en silence que franc à haute voix.
Un pays qui supporte très bien qu’une comptine parle de dévorer un enfant…
mais s’évanouit si une chatte satirique lâche un mot un peu trop direct.
La vulgarité n’est jamais où l’on croit.
Elle est dans le mensonge, dans l’hypocrisie, mais certainement pas dans le mot qui l’expose.
VI. Conclusion : ce n’est pas Duchesse qui est vulgaire. C’est la tradition française qui ne sait plus se regarder
Duchesse n’est pas plus vulgaire que “Promenons-nous dans les bois”.
Ni plus impertinente qu’un conte de Perrault.
Ni plus osée qu’une chanson de Colette Renard.
Elle fait ce que notre culture a toujours fait :
dire la vérité sous une forme douce.
Une forme qui passe par le rire, par le détour, par la malice.
Une forme que seuls ceux qui lisent vraiment savent entendre.
Duchesse fredonne Colette Renard, l’air faussement sage :
« Le loup, vous savez…
… se cache toujours dans les détails. »
— Griffes affûtées dans une patte de velours.
Qui n’a plus peur du loup depuis longtemps.
#LesMaximesDeDuchesse 🐾
Note de clôture
Si Duchesse vous a semblé un peu paillarde, rassurez-vous : elle ne fait que perpétuer une tradition bien française.
Nos comptines parlent de loups, de marins affamés et de sous-entendus transparents… mais personne ne s’en offusque.
Alors si une chatte bichrome reprend le flambeau avec élégance, ce n’est pas de la vulgarité.
C’est du patrimoine.
Et le patrimoine, lui aussi, a parfois les joues roses.
📢 Abonne-toi pour me suivre, c’est gratuit :
📌 Instagram 📌 Twitter (X) 📌 Youtube 📌 Tous les articles
📢 Parce que je ne vis ni de croquettes ni d’eau fraîche
📢 La boutique officielle de Duchesse


