Gavage institutionnel : histoire d’un gymnase inaccessible
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NOTE LIMINAIRE
Ce texte est l’observation simple d’une situation banale devenue symptomatique :
une citoyenne qui sollicite un espace couvert pour s’entraîner avec son enfant
et qui se heurte à une mécanique administrative parfaitement huilée…
pour ne rien donner.
Il ne s’agit ni de clubs ni de personnes,
mais d’un système qui fonctionne en autogestion
et qui finit par oublier ceux qu’il est censé servir.
Qu’est devenu le service public ?
1. QUAND UNE DEMANDE SIMPLE DEVIENT UNE AFFAIRE D’ÉTAT
J’ai envoyé un mail clair, poli, sans fioritures :
pouvons-nous, mon fils et moi, accéder ponctuellement à un gymnase les jours de pluie
pour nous entraîner au roller en toute sécurité ?
Une question raisonnable,
sans exigence,
sans urgence,
sans ambition autre que continuer à progresser.
La réponse a été instantanée.
Pas par une solution.
Par une liste interminable de destinataires en copie.
Dix personnes pour dire… rien.
La bureaucratie adore les chœurs à plusieurs voix.
Elle répond en meute pour mieux éviter d’avoir à décider.
Duchesse, dans un monde où l’exclusion s’ignore :
« Dans certains bureaux, un non se signe à dix.
Un oui, lui, n’a jamais trouvé de place. »
— Griffes affûtées dans une patte de velours.
Qui ne compte pas endosser les responsabilités des autres !
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2. LE REFUS STANDARDISÉ : LA POLITIQUE DE LA PORTE FERMÉE
La réponse était lisse, polie, impeccable :
“Tous nos gymnases sont utilisés par les clubs.”
C’est l’équivalent administratif du “non” automatique.
La phrase qu’on dégaine quand on ne veut pas chercher de solution.
Pas un horaire creux.
Pas une exception.
Pas une réflexion.
Rien d’autre qu’une ligne droite vers la sortie.
Pourtant, ce que je demande n’est pas un privilège.
C’est l’usage ponctuel d’un espace public,
déjà financé par mes impôts.
Ce n’est pas une porte fermée par nécessité.
C’est une porte fermée par habitude.
Duchesse blasée :
« Le service public est ouvert à tous. Sauf au public. »
— Griffes affûtées dans une patte de velours.
Qui n’a connu que les portes fermées !
#LesMaximesDeDuchesse 🐾
Dans mon mail, j’expliquais que je m’entraînais pour entrer en club l’an prochain.
Que je souhaitais m’améliorer avant de me présenter.
Que j’avais besoin d’un lieu couvert pour préparer les tests.
La réponse ?
“Nous pouvons vous mettre en relation avec les clubs.”
C’est la perfection de l’absurde.
La boucle bouclée.
La logique qui tourne sur elle-même comme une girouette sans vent.
Je dis :
« Je m’entraîne pour entrer en club. »
On me répond :
« Entrez en club pour vous entraîner. »
On pourrait en rire si ce n’était pas si fréquent.
Duchesse en cuisine :
« On m’a dit d’entrer en club pour m’entraîner.
Je demandais justement un endroit pour m’entraîner afin d’entrer en club.
La logique, parfois, préfère tourner en rond. »
— Griffes affûtées dans une patte de velours.
Qui adore la soupe au serpent !
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4. LA DOUBLE FACTURATION : QUAND PAYER NE DONNE PLUS ACCÈS À RIEN
Il existe un paradoxe très français :
tu finances des infrastructures publiques…
sans jamais pouvoir les utiliser librement.
Le gymnase est “public”.
Mais l’usage, lui, est privatisé par les clubs.
On te renvoie vers une adhésion payante
pour accéder à ce que tu finances déjà.
Payer deux fois :
une fois pour exister,
une fois pour accéder.
C’est une gymnastique budgétaire que personne n’avoue,
mais que tout le monde subit.
Duchesse attend le serrurier :
« Je finance la porte.
On me facture la clé. »
— Griffes affûtées dans une patte de velours.
Qui comprend que le lapin Frelaté n’est pas loin !
#LesMaximesDeDuchesse 🐾
5. LA MÉFIANCE SILENCIEUSE : L’USAGER QUI DÉRANGE LE SYSTÈME
Il faut le dire sans détour :
les institutions n’aiment pas les citoyens autonomes.
Pas par malveillance.
Par structure.
Une demande hors-cadre dérange.
Elle oblige à réfléchir.
Elle crée un précédent.
Elle rappelle que le service public devrait, parfois, servir.
Alors le système se protège :
neutralité apparente,
courtoisie administrative,
mais zéro solution.
C’est un refus poli,
habillé d’expertise,
qui n’a pas besoin d’assumer sa fermeture.
L’usager devient l’élément perturbateur.
Le gymnase fermé, la norme.
Duchesse, storytelleuse de son propre destin :
« Celui qui reste vrai n’est pas imprévisible.
Il échappe simplement aux scénarios des autres. »
— Griffes affûtées dans une patte de velours.
Qui a appris à lire entre les lignes !
#LesMaximesDeDuchesse 🐾
6. REJET DU LIEN DIRECT : CE QUE RÉVÈLE CETTE HISTOIRE
Je n’ai pas demandé un privilège.
Je n’ai pas demandé un gymnase privatisé.
Je n’ai pas demandé une subvention, un passe-droit ou un traitement spécial.
J’ai demandé un espace couvert
pour pratiquer un sport avec mon fils
les jours où la pluie transforme le bitume en patinoire.
Ce qui m’a été opposé,
ce n’est pas un manque de place.
C’est un manque d’imagination,
un manque d’audace,
un manque de lien avec le réel.
Le service public n’est pas hostile.
Il est absent.
Et c’est peut-être le cœur du problème.
Duchesse constate :
« À la mairie, ils ne roulent pas en patins.
Mais pour rouler les citoyens, ils sont en tête de peloton. »
— Griffes affûtées dans une patte de velours.
Qui ne roule pas de patins aux inconnus !
#LesMaximesDeDuchesse 🐾
NOTE FINALE
Je n’ai pas répondu à leur mail.
Je n’avais rien à ajouter.
Ce texte est ma réponse.
Une réponse publique, claire et factuelle.
Ce serait tellement mieux
si le service public se souvenait de son nom
et de ceux qu’il est censé servir.
L’accès n’a pas besoin d’être gratuit.
Il doit être possible.
Et cela, aujourd’hui,
est déjà devenu un combat.
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